IMPACTECégep de
l’Outaouais
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Vidéomapping / Inspirations et projets

Vidéomapping : inspirations et projets

Faire du papier, du relief et des champignons les surfaces d’une histoire lumineuse.

Six œuvres réelles pour nourrir vos idées, des prototypes à votre échelle et un parcours de création pour Mycosphaera.

Du volume blanc à la surface animéeSchéma conceptuel : un projecteur envoie de la lumière sur trois champignons blancs fixés à un panneau. Des lignes colorées dessinent un réseau sur le support.Projecteur fixeDécor + lumière
Schéma de principe original. Exploration conceptuelle pour Mycosphaera, et non photographie d’une installation réalisée.

La surface fait partie de l’image

Le vidéomapping consiste à ajuster une image projetée aux formes d’un support réel : papier plié, sculpture, décor ou table. On dessine des zones de projection, on en ajuste les contours, puis on y place des images et des animations.

Un chapeau de champignon peut ainsi changer de texture, une arête de papier s’illuminer ou un réseau apparaître sur un panneau. Un seul projecteur et une petite maquette suffisent pour commencer à explorer le principe.

Pour voir le procédé : tutoriel de Joanie Lemercier.

Six œuvres à regarder de près

Du projet professionnel au prototype étudiant

Les œuvres et leurs auteurs sont identifiés ci-dessous. Les adaptations Mycosphaera sont des propositions pédagogiques : elles ne décrivent pas des réalisations déjà livrées. Les niveaux de difficulté sont des estimations pour les versions simplifiées.

Projection de motifs lumineux sur des champignons dans Mycelion.
Œuvre et image : Philipp Frank. Source de l’œuvre.

Philipp Frank

Mycelion

Intermédiaire

Des champignons qui semblent respirer

Des projections épousent les chapeaux et les pieds de véritables champignons. Cette œuvre à très petite échelle montre qu’une surface de quelques centimètres peut porter toute une expérience visuelle.

À observer. Observez la précision des contours et la manière dont la lumière révèle chaque volume.

À votre échelle

Fabriquez trois champignons blancs, fixés sur un socle et visibles de face. Animez leur éveil l’un après l’autre, puis reliez-les par des filaments lumineux sur le support.

Le premier test à faire

Tester l’éclairage d’un chapeau et de son pied : les parties cachées derrière le relief resteront dans l’ombre.

Reliefs de papier du tutoriel de projection de Joanie Lemercier.
Image du tutoriel Origami and projection mapping — Joanie Lemercier. Source de l’œuvre.

Studio Lemercier

Paper and Light

Accessible à intermédiaire

Un relief de papier transformé par la lumière

Des feuilles pliées en pyramides deviennent une composition en relief. La projection souligne les arêtes et transforme la lecture des volumes. Le studio propose un tutoriel et un outil de mapping dans le navigateur.

À observer. Comparez le relief physique avec les lignes projetées : une géométrie simple suffit.

À votre échelle

Créez une maquette de mur démontable avec quelques reliefs évoquant l’écorce, des champignons stylisés et un réseau de mycélium. Répartissez les séquences entre croissance, circulation et textures.

Le premier test à faire

Valider un petit panneau avant de fabriquer les trois grands panneaux envisagés dans le partage.

La forêt comme scèneRéférence vidéo · Projections in the ForestOuvrir les images et la vidéo
Les images documentaires sont à consulter sur la page source.

Friedrich van Schoor et Tarek Mawad

Projections in the Forest

Intermédiaire

Un sous-bois qui s’éveille

Une forêt réelle devient le support d’apparitions lumineuses. Le film et ses coulisses permettent de distinguer le décor, les projections sur place et le résultat filmé.

À observer. Regardez les coulisses après le film. Repérez ce qui tient au placement du projecteur et au point de vue de la caméra.

À votre échelle

Construisez un plateau fixe avec une souche, une racine, quelques feuilles et des champignons. Une lumière longe la racine, atteint un champignon et réveille une seconde zone du décor.

Le premier test à faire

Limiter la scène à quelques zones séparées, puis vérifier ce que voit une personne debout devant l’installation.

Le papier comme théâtreRéférence vidéo · The IcebookOuvrir les images et la vidéo
Les images documentaires sont à consulter sur la page source.

Davy et Kristin McGuire · Studio McGuire

The Icebook

Intermédiaire

Un théâtre de papier pour raconter une histoire

Un livre en papier découpé prend vie grâce à la projection. Les créateurs transforment ses pages en petites scènes narratives, où lumière et décors fonctionnent ensemble.

À observer. Repérez les plans de profondeur et la manière dont l’action dirige le regard.

À votre échelle

Réalisez une boîte-scène ouverte avec trois plans fixes : racines à l’avant, champignons au milieu et arbres à l’arrière. Une histoire d’environ une minute suit une spore, le développement du mycélium et l’apparition d’un champignon.

Le premier test à faire

Faire valider les étapes biologiques avec l’équipe scientifique. Garder le diorama fixe pour simplifier le calage.

Paysage dessiné de Fuji augmenté par une projection lumineuse.
Fuji — Studio Lemercier. Visuels : Joanie Lemercier ; récit et scénographie : Juliette Bibasse ; musique : Paul Jebanasam. Source de l’œuvre.

Studio Lemercier

Fuji

Accessible à intermédiaire

Une illustration scientifique qui s’anime

Un paysage dessiné à la main est augmenté par une couche de lumière projetée. Dessin, récit et son construisent une expérience qui dépasse l’image imprimée.

À observer. Observez ce que le dessin contient déjà et ce que la projection vient révéler.

À votre échelle

Dessinez une coupe originale montrant le sol, le mycélium et un champignon. Faites apparaître successivement des zones, des légendes et des parcours lumineux sur un seul panneau plat.

Le premier test à faire

Vérifier que le dessin reste compréhensible projecteur éteint et que les mots sont lisibles à la distance du public.

Scène du Petit Chef projetée sur une table et une assiette.
Le Petit Chef — Skullmapping, Filip Sterckx et Antoon Verbeeck. Source de l’œuvre.

Skullmapping

Le Petit Chef

Intermédiaire en 2D · avancé en illusion 3D

Une table devenue paysage miniature

Un petit cuisinier animé apparaît sur la table et dans les assiettes. L’exemple montre comment un objet quotidien peut devenir une scène grâce au mapping.

À observer. Examinez le rôle du point de vue dans l’illusion de profondeur.

À votre échelle

Imaginez une table d’exploration Mycosphaera, sans repas. Des spores traversent la surface et des filaments relient quelques objets fixes. Commencez par une animation 2D vue du dessus.

Le premier test à faire

Valider la position, la fixation et la couverture du projecteur avant de produire les animations.

Mycosphaera : trois stations complémentaires

Un parcours proposé : attirer le regard, raconter une histoire, puis donner des clés pour comprendre.

Le mur de champignons blancs peut réunir l’approche de Mycelion et les reliefs de Paper and Light. Avant de fixer l’échelle de l’exposition, éprouvez un seul module avec l’un des projecteurs Epson évoqués dans le partage. Le modèle exact, la distance de projection et les dimensions restent à confirmer sur place.

Le mur vivant

Rôle : créer le premier contact visuel.

Des chapeaux blancs s’éclairent, puis des filaments se déploient sur les panneaux. Répartissez le travail entre fabrication, animation et calage.

Version minimale : un panneau, trois champignons, une boucle de 30 à 45 secondes.

Revoir Mycelion

Le théâtre de forêt

Rôle : suivre un récit court.

Une spore traverse un décor de papier. Les plans s’allument successivement pour guider l’attention.

Version minimale : une boîte-scène fixe, trois plans et une minute de récit.

Revoir The Icebook

Le panneau scientifique

Rôle : expliquer ce qui est montré.

Une coupe illustrée relie les éléments visibles aux structures représentées sous le sol. Chaque légende porte une idée précise.

Version minimale : un panneau plat, trois révélations et des textes courts.

Revoir Fuji
Ce que nous devons valider avec l’équipe scientifique

Choisir les espèces et les phénomènes représentés ; vérifier le vocabulaire, les étapes du récit et les éventuelles données utilisées. Une pulsation ou un filament lumineux peut être une métaphore artistique : le cartel doit l’expliquer. Évitez de présenter les effets projetés comme une observation biologique ou une bioluminescence naturelle.

Un outil pour chaque étape

Choisissez d’abord le résultat attendu et le matériel disponible au Cégep. Il n’est pas nécessaire de maîtriser tous ces logiciels : un outil de création et un outil de calage peuvent suffire.

BesoinOutil ou ressourceUsage proposé
Comprendre le calageTutoriel LemercierPlier quelques volumes, tracer leurs arêtes, essayer l’animation dans le navigateur. Point de départ accessible.
Composer rapidementHeavyMMapper les formes et expérimenter des effets visuels. Utile pour le premier panneau en relief.
Ajuster la projectionMadMapperPlacer les médias, adapter les surfaces et utiliser des masques pour limiter la projection aux zones choisies.
Créer une animationBlenderPréparer des formes ou des séquences animées à exporter. Pour le premier essai, garder une composition simple.
Explorer l’interactivitéTouchDesignerCréer des images en temps réel. Une interaction peut devenir une extension du projet après validation de la boucle de base.

Avant de choisir : vérifier les licences disponibles, les limites des versions d’essai et la compatibilité avec le poste et le projecteur. Aucun achat n’est présumé.

Le matériel du premier prototype

Un ordinateur, un projecteur sur support stable, le câble et l’adaptateur compatibles, une surface blanche mate, du papier ou du carton, des repères de position et un espace dont on peut réduire la lumière ambiante. Ajoutez une petite enceinte si le son aide le récit.

Installez le décor dans le faisceau et testez les ombres avant de détailler sa fabrication. Le public doit pouvoir regarder sans couper la projection ; les câbles et les supports doivent rester hors du passage.

Passer de l’idée au premier essai

Proposition d’atelier en six étapes, à adapter au cours. Commencez petit ; agrandissez seulement après avoir observé un résultat convaincant sur le support réel.

  1. Formuler une intentionÉcrivez en une phrase ce que le public doit retenir. Choisissez une référence et expliquez le principe que vous voulez explorer.
  2. Fabriquer une maquetteLimitez le décor à quelques formes fixes. Photographiez-le et repérez les surfaces à éclairer.
  3. Fixer et calerPlacez le projecteur, réglez la netteté et ajustez les contours. Marquez les positions du support et de l’appareil.
  4. Animer une courte séquenceCréez une première boucle de 15 à 30 secondes. Testez-la immédiatement sur le décor, puis corrigez les zones peu lisibles.
  5. Faire regarder et ajusterDemandez à une autre équipe ce qu’elle comprend. Recueillez la rétroaction du partenaire sur le sens, le vocabulaire et les images.
  6. Documenter la remise en routeEnregistrez les fichiers, les réglages et le plan d’installation. Une autre personne doit pouvoir relancer la projection à partir de votre fiche.

Comment juger le résultat ?

Compréhension : le message est identifiable sans explication de l’équipe.

Calage : les formes projetées suivent le décor et les débordements sont maîtrisés.

Fiabilité : la boucle se relance et le montage peut être reproduit.

Médiation : les textes sont lisibles, le sens ne dépend pas uniquement du son ou de la couleur, et le contenu scientifique a été relu.

À garder sous la main

Pour votre carnet de recherche, notez le titre de l’œuvre, son auteur, son lien et ce que vous en retenez. Produisez vos propres animations et attribuez les médias que vous utilisez.